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Interview : Benoit Vuillon Directeur de l’Abordage d’Evreux et du festival « Le Rock dans tous ses états », Benoit Vuillon a accepté de répondre à nos questions. Un grand merci pour ces réponses ! Interview réalisée le 25 février 2009 par Mickaël. Quelle est l’actualité de l’Abordage d’Evreux pour cette saison 2009 ? On est en plein bouclage de programmation. Là on est en train de finir le premier trimestre et de bosser sur avril et mai. On ne fait jamais de concerts au mois de juin pour se concentrer sur le festival. Sur la programmation de la salle, on aura Oxmo Puccino au prochain trimestre, une soirée électro avec Naïve New Beaters et Curry And Coco, qui ont gagné le Fair 2009. Après on a une soirée avec Dub Trio et Black Bomb.A, et puis d’autres concerts qui sont en option mais pas encore formalisés. On a aussi une soirée en collaboration avec la Boite à Jazz autour du groupe Les Doigts de l’Homme et puis encore des surprises à venir, tout n’est pas encore calé sur la programmation du deuxième trimestre. Et concernant le festival « Le Rock dans tous ses états » ? On est toujours sur le même format avec deux grandes scènes et une scène plus petite qui permet d’accueillir les artistes en découverte et de la région. C’est la 26ème année du festival et on reproduit ce qui s’est bien passé l’année dernière, notamment le volet développement durable avec gobelets réutilisables consignés. On préserve aussi le centre d’accueil et de loisirs rock qu’on avait mis en place l’année dernière, qui était une première en France, y’avait cinquante gamins sur une thématique autour de la musique, et certains artistes qui se produisent sur le festival viennent y faire un concert privé. On attend les validations de nos propositions au niveau artistique, mais début mars on aura déjà les premiers noms des artistes. Un grand nom français est confirmé, mais pour l’instant je ne peux pas en dire plus. Est-ce que les étudiants d’Evreux sortent beaucoup ? Le public étudiant d’Evreux représente environ 3000 personnes. Ils sont, pour un grand nombre d’entre eux, en formation professionnalisante, font des stages à l’extérieur. Enfin beaucoup d’étudiants ne sont pas d’Evreux, du coup rentrent chez eux dès qu’ils ont fini leurs cours. Nos concerts étant souvent en fin de semaine je ne peux pas dire que ce soit une population qu’on arrive à capter de manière assez facile. Une étude a été confiée à un groupe de cinq étudiants de l’IUT pour mieux connaître les habitudes et la perception de la salle que peut avoir le public étudiant. A priori la salle est relativement identifiée et connue, maintenant les gens ne sont pas forcément au courant de la programmation, donc c’est là où on a peut-être un travail de communication à faire, peut-être qu’on pourrait envisager à terme, en collaboration avec l’Université, de faire des mini-concerts là-bas pour essayer de toucher davantage ce public étudiant. Penses-tu qu’il soit possible de mettre en place un « pass culture » sur Rouen, commun à tous les acteurs universitaires ? Je suis actuellement associé à la réflexion qui est menée par les grandes écoles, l’Université et le CROUS à ce sujet, puisque j’ai moi-même contribué à la mise en place d’un projet similaire quand j’étais au CROUS à Montpellier. Pour moi il ne faut pas qu’il s’arrête à Rouen. C’est un atout très important pour les étudiants d’accès à la culture, de médiation qui s’établit entre les structures culturelles et le monde étudiant qu’elles ne connaissent pas forcément. Il est nécessaire par contre qu’un opérateur interuniversitaire soit « leader » dans sa mise en place, opérateur qui aujourd’hui reste à trouver. De mes souvenirs, entre le fait de faire adhérer les établissements d’enseignement supérieur et les structures culturelles pour qu’elles comprennent le principe et qu’elles y adhèrent, il a fallu pas loin de deux ans de persuasion et de montage à Montpellier. Ça peut être un dispositif qui permettrait d’avoir la place de spectacle (dans la limite des places disponibles) à 5 euros et la place de cinéma à 3,70 euros. Mais il ne faut pas que ça s’arrête qu’à la vente, c’est très réducteur. Il faut arriver à avoir une équipe d’étudiants et un salarié pour monter des projets avec les structures culturelles… y’a tout un tas de possibilités à mettre en place pour que ça serve aussi aux étudiants à mieux connaître le milieu culturel. www.abordage.net www.lerock.org |